Patinage à roulettes : Daouda Bah « en cette période de crise, le comité national olympique et sportif doit aider les fédérations, mais… »

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La pandémie du coronavirus continue de paralyser toutes les activités sportives en Guinée et dans certains pays du monde.

Cela fait plusieurs mois que les compétitions sont au ralenti pour stopper la propagation du virus. C’est le cas du patinage à roulette, qui est l’une des disciplines affectée par cette crise sanitaire.

Dans un entretien qu’il nous a accordé ce mercredi 29 juillet, le président de la fédération guinéenne de patinage à roulettes, Daouda Bah, a abordé avec maxisport224 plusieurs sujets. De la crise du COVID-19, à la rencontre du ministre des sports et des présidents de fédérations, en passant par les ambitions de son institution pour la relance des activités après le Covid, Daouda Bah aborde ses sujets à cœur ouvert.

Bonjour M.Bah, comment votre fédération traverse ce moment de crise sanitaire ?

Nous passons ce moment comme toutes les autres fédérations. Il n’ya pas d’activité mais les athlètes font des entraînements individuels. Nous faisons aussi des entretiens à travers les réseaux sociaux et par visioconférence pour garder le contact et surtout demander à nos membres de respecter les gestes barrières pour lutter contre la Covid-19 qui s’ecoue le monde.

Est-ce que vous avez reçu un appui financier de la part de la Fédération internationale ?

En effet la world skate n’a pas pensé à ça. Nous avons un président de confédération qui a fait savoir qu’il était capable de financer à lui seul les activités du sport de glisse au niveau africain. Aujourd’hui, il a fait une gestion opaque car aucun individu ne peut financer un sport. La plupart des fédérations n’ont pas reçu les subventions. Mais la logique voudrait aussi que le comité national olympique agisse dans ce sens en passant par la solidarité Olympique pour accompagner les fédérations reconnues par l’Etat guinéen. Mais malheureusement quand vous demandez au comité, on vous dit que les gens ne travaillent pas et que la crise est mondiale. On se demande pourquoi notre comité national olympique ne peut pas fonctionner comme les autres comités à travers le monde.

Comment faites-vous pour soutenir vos athlètes, en ce moment de crise sanitaire?

Actuellement notre fédération n’a pas de budget. Mais le ministre a promis aux fédérations des subventions. Maintenant quand nous aurons les subventions nous allons aussi venir en aide aux athlètes. Prendre un petit montant pour donner aux athlètes ne va pas arranger les choses. Ça c’est juste pour les dépanner et ça ne va pas marcher comme ça. En attendant, comme le ministre nous a promis et on sait qu’il va le faire parce qu’il a fait ses preuves en accordant des subventions aux fédérations lors de son premier passage dans ce département. En attendant nous cherchons des partenaires et nous avons déjà eu un financement à hauteur de 40.000 euros pour la construction d’une infrastructure pour notre discipline. Notre partenaire nous a juste demandé de montrer un terrain pour la réalisation du projet. On a saisi le ministère et on attend la réponse pour démarrer les travaux.

Que comptez-vous faire pour relancer vos activités ?

Nous sommes entrain de nous préparer. Nous avons dit à tous nos athlètes qu’il faut relancer cette discipline. Juste après cette crise, nous allons organiser le championnat national, la coupe nationale et surtout relancer cette discipline sur toute l’étendue du territoire national. Nous avons des compétitions internationales en vue juste après la Covid et pour aller vous êtes obligés de préparer vos athlètes à travers les compétitions nationales. Et la confédération africaine a initié une compétition virtuelle dans les différentes disciplines.

Récemment, le ministre des sports a rencontré les présidents des différentes fédérations. Êtes vous satisfait de cette rencontre ?

Nous étions vraiment aux anges après cette rencontre. Vous savez quand le ministre Bantama promet il le réalise. Nous avons toujours voulus que le ministre écoute les fédérations et il le fait aujourd’hui. Il nous a promis son soutien et c’est tout ce qu’on veut. Il a toujours dit qu’il n’est pas un ministre de football mais des sports et ça nous rassure. Il nous a montré qu’il est avec nous et il compte même pérenniser ce genre de rencontres pour aider les fédérations.

 

Entretien réalisé par Yagouba DIALLO